Matériaux & Procédés

Les progrès réalisés dans les techniques d’élaboration, de refusion et de transformation à chaud ou encore dans les moyens d’usinage ont impulsé les évolutions des aciers pour moules et outils.

Lorsque l’efficacité du dégraissage avant traitement thermique n’est pas totale, des contaminants subsistent en surface et se décomposent à haute température. Les éléments issus de la réaction peuvent diffuser et dégrader la surface de la pièce. Des caractérisations ont été réalisées dans le cadre d’une action collective au Cetim après traitements thermiques de trempe et de revenu pour évaluer l’impact sur la surface. Des essais de décapage réalisés sur des surfaces contaminées et traitées thermiquement ont permis d’apprécier l’efficacité des différents procédés disponibles.

Les réponses mécanique et métallurgique de deux aciers faiblement alliés à l’introduction de carbone et d’azote ont été étudiées. Pour cela, des traitements de carbonitruration, de cémentation et de nitruration austénitique à pression atmosphérique ont été réalisés à une température de 1173 K en employant des atmosphères à base de CO + H2 et/ou NH3. Le logiciel Thermo-Calc [AND02] a permis d’estimer la quantité d’azote en solution solide dans l’austénite juste avant la trempe. L’azote en solution est considéré comme complétant le carbone dans l’établissement de la dureté après trempe. Les résultats montrent un bon accord avec le modèle de Norstrom [NOR76] qui prédit une relation linéaire entre la racine carrée de la fraction atomique des interstitiels et la micro-dureté Vickers mesurée. Après revenu, la nitruration austénitique seule réussit à établir en surface un niveau de dureté équivalent à celui d’un état trempé. Cela est attribué à une précipitation secondaire au-dessus d’une certaine température critique située entre 453 K et 573 K.

L’utilisation d’outils simulant la fabrication dès le stade de la conception permet d’optimiser le développement du produit et des systèmes de fabrication correspondants. Un exemple est ici donné d’une simulation de cataphorèse dans un atelier de peinture automobile.

L’importance du four, des équipements et des charges traitées sur la maîtrise et le contrôle de l’atmosphère est démontrée par Process Electronic et Métallo Corner pour garantir un enrichissement uniforme en carbone et en azote.

Selon les traitements, les niveaux de vide nécessaires seront différents. Le choix des pompes est important. Pompes primaires, secondaires… Joël Benard, responsable commercial et marketing chez Busch, nous éclaire.

Actuellement, plus de 120 substances extrêmement préoccupantes sont en cours d’analyse pour un objectif de 440 en 2020. En janvier 2016, l’ECHA doit donner son avis.

Avoir la même température cœur et peau sous la presse : un dogme du chauffage par induction, selon Christian Alleman, Ifetura, département Aces.

La compression isostatique à chaud est une technique d'amélioration des propriétés des matériaux issus de fonderie ou de métallurgie des poudres, mais elle est aussi un procédé de fabrication de pièces à part entière qui s'adresse à des composants parfois complexes et multimatériaux.

à l’occasion du Congrès A3TS 2015 de Saint-Etienne, le prix de l’innovation a été décerné cette année au procédé I3P Implantec mis au point par Bodycote. Explications