Matériaux & Procédés
Dans certaines applications exigeantes, les aciers faiblement alliés peuvent être prémunis de la corrosion en combinant deux moyens de lutte contre la corrosion. Dans cet exemple, la mise en œuvre d’un revêtement cathodique est couplée à un traitement alcalin du milieu afin de placer l’acier dans son domaine de moindre corrosion. Toutefois, au contact de l'atmosphère ou non, les mécanismes de corrosion en jeu d’un tel système demeurent complexes et doivent être étudiés.
La modification laser de la surface des aciers inoxydables, qu’il s’agisse de décapage ou de texturation, constitue une alternative pertinente aux procédés traditionnels, avec des performances variables selon la nuance d’acier inoxydable et les paramètres de laser utilisés. Nos résultats démontrent que les procédés laser peuvent améliorer ou ajuster sélectivement les propriétés des aciers inoxydables comme la résistance à la corrosion, mais que les performances finales nécessitent une optimisation fine des paramètres en fonction de la nuance et de l’application visée.
Dans des secteurs tels que l'automobile, les transports et la mobilité, ou encore dans le domaine des énergies renouvelables, la protection anticorrosion des surfaces d'étanchéité représente un défi majeur. Ces surfaces constituent des points critiques pour la qualité et la longévité des produits finis lors de l'assemblage de différents matériaux et composants. La technologie de traitement de surface au plasma atmosphérique offre des solutions prometteuses dans ce domaine.
Depuis plusieurs décennies, l’évolution de la réglementation européenne REACH visant à restreindre l’usage de certaines substances oblige de nombreux secteurs, dont l’industrie aéronautique, à opérer une transition majeure dans ses pratiques industrielles. Dans le domaine des traitements de surface tout particulièrement, de nombreux procédés historiques sont concernés et nécessitent d’être substitués. C’est dans ce contexte d’obligation de conduite du changement que toute une filière doit désormais évoluer pour transformer cette contrainte réglementaire en opportunité.
Un consortium transfrontalier et quatre technologies ont pour objectif d’accélérer la substitution du chromage dur et d’accompagner la transition écologique des traitements de surface industriels. Le projet ACHEVALD (Alternative au CHromE tri et hexaVALent pour Divers secteurs) a été lancé le 1er avril 2024 pour une durée de quatre ans.
L’usage du chrome hexavalent ne sera plus autorisé en Europe après septembre 2024. Utilisé pour ses très nombreux avantages dans le domaine de la galvanoplastie et du revêtement de métaux, il est reconnu comme cancérigène. Le procédé de fabrication de son substitut, le chrome 3, reste identique à celui du chrome 6, même si la chimie employée dans sa création est non-toxique et validée par la réglementation REACH.
L’augmentation du rendement énergétique des turbomachines, des centrales énergétiques, des fours et des chaudières tout en assurant la décarbonation est un enjeu majeur pour les industriels des secteurs de l’aéronautique, des transports, de l’énergie et de la métallurgie. Pour atteindre cet objectif, les composants de ces installations exposés à des gaz de combustions sont soumis à des sollicitations mécaniques et des températures de plus en plus élevées, entraînant un besoin en matériaux plus réfractaires.
Les traitements thermiques dits d’adoucissement doivent conférer aux aciers des caractéristiques de résistance mécanique faibles pour faciliter leur mise en œuvre. Rappel des différentes méthodes.
Cette nouvelle rubrique a pour ambition de faire un tour d’horizons des aspects métallurgiques des traitements thermiques des aciers. Une série d’articles sera proposé au fil des numéros. Tous ont pour but de montrer ce que la métallurgie apporte aux traitements thermiques des aciers.
L’IRT M2P et ses partenaires du secteur automobile ont mené des travaux de développement de procédés de renforcement superficiel pour des composants de transmission de puissance dans le cadre du projet TRANSFUGE (2018-2024). L’un des axes de développement majeur de ce projet porte sur la technologie de trempe par induction bi-fréquence simultanée en substitution des procédés thermochimiques comme la cémentation pour des réductions significatives des coûts, des variabilités process et de l’impact environnemental.