Matériaux & Procédés

Pour la première fois dans Traitements & Matériaux nous publions un article en anglais, rédigé par Integran, société canadienne qui avait reçu le Prix de l’innovation à l’occasion des journées Surfair de 2010. Un résumé en français vous est proposé en préambule. 

Le durcissement superficiel des aciers inoxydables austénitiques peut être obtenu par nitruration, cémentation (carburation) et nitrocarburation. La surface est transformée en une phase appelée « expanite » qui est une solution solide d’azote et/ou carbone. Cette transformation s’accompagne d’un accroissement de la dureté superficielle sans perte de la résistance à la corrosion. Il a été montré que la production de l’expanite est possible en imposant une composition de l’atmosphère de traitement.

Van De Tran a soutenu sa thèse de Docteur en Sciences pour l’ingénieur, de l’École Centrale Paris, le 15 décembre 2014. En voici un extrait.

Cémentation basse pression (CBP), nitruration basse pression (NBP) et trempe au gaz sous pression (HPGQ). Ces méthodes visant à améliorer les propriétés de surface ont été appliques sur des buses d’injection de carburant en acier à outils de travail à chaud. Présentation des résultats obtenus.

La possibilité de chromer des pièces à partir de bain de chrome (III) et l’introduction du satinage des pièces sans chrome (VI) permettra à terme de pouvoir proposer sur le marché un process complet sans chrome hexavalent répondant aux nouvelles exigences environnementales tout en réduisant les risques sur la sécurité et la santé au travail.

La carbonitruration riche en azote est caractérisée par un pourcentage en azote surfacique supérieur à 0,4 %, une profondeur d’enrichissement pouvant dépasser les 0,6 mm ainsi qu’une austénite résiduelle et une martensite riche en azote. Plusieurs solutions existent aujourd’hui mais encore faut-il pouvoir adapter les fours. 

Dans les communications scientifiques et techniques, les méthodes physiques et physico-chimiques d’analyse fine développées et vulgarisées lors des études métallurgiques sont souvent citées par leurs acronymes anglais ou français. Le lecteur qui n’est pas utilisateur peut avoir quelques difficultés pour les identifier. Cette rubrique se propose de rappeler les significations de ces différents acronymes avec une courte description de leur principe, leurs principales applications en métallurgie et science des matériaux ainsi que leur zone d’investigation, en surface et profondeur. 

Une étude a été réalisée sur les problématiques de corrosion et en particulier sur le comportement en corrosion d’un alliage AW2050 de type Al-Cu-Li. La thèse de Docteur de l’Université de Toulouse intitulée « Comportement en corrosion d’un alliage d’aluminium-cuivre-lithium AW2050 : couplage environnement, microstructure et état de contrainte du matériau » de Mathilde Guérin, soutenue le 13 octobre 2014, propose une analyse du couplage entre les microstructures caractéristiques de cet alliage, l’environnement agressif et l’état de contrainte du matériau constitue un point central de l’étude.

Donner un aspect métallique à des pièces qui ne le sont pas est possible grâce à la métallisation sous vide. Explications.

Comment caractériser le comportement mécanique d’un matériau massif ou revêtu ? L’indentation instrumentée permet de répondre à cette question en étudiant une large gamme de propriétés mécaniques du matériau aux échelles nano, micro et macrométriques. Toutefois, son utilisation demande de la rigueur pour l’obtention de données fiables.