Le Cetim étudie le système 3MA et ses alternatives
Le système commercial 3MA permet l’évaluation indirecte des propriétés mécaniques d’une pièce à partir des mesures électromagnétiques effectuées.
Dans l’industrie, le contrôle des traitements thermiques et thermochimiques (TTH), englobant entre autres la profondeur, la dureté superficielle, le taux d’austénite résiduelle, est communément effectué de manière destructive, une pièce ou un échantillon témoin étant extrait aléatoirement et plusieurs fois au cours de la production pour être analysé par une méthode de caractérisation entraînant non seulement sa destruction, mais présentant aussi un impact sur la productivité, un coût en temps ainsi que des risques pour la santé des opérateurs et pour l’environnement.
Depuis 2017, le CETIM travaille sur les moyens de contrôle non destructif (CND) et particulièrement sur l’utilisation d’un système commercial, le 3MA, permettant l’évaluation indirecte des propriétés mécaniques d’une pièce à partir des mesures électromagnétiques effectuées grâce à son boîtier électronique piloté par un logiciel et d’une sonde multi-technique.
Le 3MA est une combinaison méthodique et technique de quatre méthodes micromagnétiques, à savoir le bruit de Barkhausen (BN), l'analyse harmonique de la force du champ magnétique tangentiel (HA), l'analyse des courants de Foucault multifréquences (EC) et la perméabilité incrémentale (IP).
Cependant, si le 3MA montre de bons résultats, certaines limitations (coût élevé, encombrement de sondes et complexité de l’étalonnage) ont décidé le CETIM à engager quatre phases de travaux : exploration de méthodes alternatives – bruit Barkhausen (BB), courants de Foucault multi fréquentiels ou basse fréquence (CF BF) seuls, chaîne de mesures magnétiques de laboratoire – ; amélioration de l’analyse des données ; qualité et répétabilité de mesure par le développement de supports et de moyens mécaniques et robotisés de positionnement des sondes ; automatisation du contrôle, chacun largement exploré dans cette étude (9Q499).
Hélène Petitpré, Cetim