N°478 - Octobre 2022

N°478 - Octobre 2022

La fabrication additive métallique mobilise et se structure

Apportant agilité et résilience, la fabrication 3D métallique représente une véritable rupture avec les procédés conventionnels. Face à une maturité du marché de la fabrication additive métallique qui tarde à venir, il est primordial de coordonner les forces vives de la R&D. La démocratisation de la fabrication additive métallique dans la chaîne de valeur industrielle nécessite pour ce faire des actions de recherche aux champs très étendus, multidisciplinaires et un effort d’appropriation très important. Différentes plateformes de fabrication additive sont présentes en France mais le marché est mondial et en ébullition.
Tel qu’annoncé lors d’une conférence de presse le 19 octobre 2021, les acteurs français ont ainsi pris l’initiative de se mobiliser pour se structurer (Cetim, Aerospace Valley AddimAlliance, AFH et GIS Head (CNRS), Initiative3D CIMES, et le réseau des instituts Carnot). L’objectif est clairement de favoriser le développement d’un réseau fort qui implique à la fois la recherche et les plateformes avec la mutualisation d’équipements et de compétences, et ainsi de faciliter la diffusion et l’accompagnement des PME et des grands groupes.
Et ce, sans oublier la normalisation, en liaison avec l’UNM, enjeu majeur de compétitivité sur un sujet en pleine émergence pour l’appropriation de standards communs.
Cette cohésion ne s’arrête cependant pas à la mise en place de projets à des stades variés de maturité. Il s’agit également de faire profiter les industriels du maillage régional ainsi établi en s’appuyant pleinement sur les différentes structures régionales pour bien faciliter les passerelles, croiser les roadmaps et favoriser les synergies. Une diversité qui correspond aux besoins des acteurs locaux. Qu’il s’agisse d’AFH en Île-de-France, d’Aerospace Valley Addimalliance en Nouvelle-Aquitaine ou d’Initiative 3D CIMES en Auvergne Rhône-Alpes, ces structures inscrivent leurs travaux au cœur des territoires et le long de l’échelle des TRL (ou niveau de maturité technologique) et s’adossent pour cela à des établissements académiques présents sur les territoires et des centres techniques qui permettent également la dissémination auprès du tissu industriel à l’échelle nationale.
Les industriels accèdent ainsi à un ensemble de plus de 300 personnes impliquées, avec 130 thèses passées ou en cours, et qui a généré plus de 200 publications scientifiques sur le sujet.
Industriels, laboratoires, structures de recherche : cette organisation est « ouverte » à tout nouveau partenaire pour faire avancer et rayonner ensemble la R&D en fabrication additive nationale et faciliter son intégration auprès de l’ensemble des acteurs français…

Pauline Le Borgne, responsable de l’activité Fabrication Additive, Cetim

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