N°365 - Août/Septembre 2005

N°365 - Août/Septembre 2005

Fluides de trempe : choix économique ou technique ?

C’est dans un contexte économique inquiétant où le prix du baril de brut atteint des sommets jusqu’alors jamais obtenus que le choix et la qualité du lubrifiant de traitement thermique prend toute son importance. C’est pourquoi puisque j’en ai aujourd’hui l’occasion, il me paraît intéressant de faire un point sur les fluides de traitement thermique.
Dans le domaine des lubrifiants, les récentes restructurations des acteurs du marché ont conduit à une réduction du panel des fournisseurs et donc de l’offre disponible auprès des industriels. De plus, récemment certains d’entres eux ont annoncé leur retrait dans le domaine du traitement thermique. Ceci peut paraître à certain inexplicable, voir inacceptable, mais ceci est un fait qui risque à l’avenir de se reproduire. Il est vrai que le secteur d’activité du traitement thermique est considéré par les industriels des lubrifiants comme un secteur d’activité peu évolutif et où la rentabilité est la plus faible.
Et les récentes hausses des prix des lubrifiants industriels, directement liées à la hausse du prix du baril et des matières premières, qui sont pour la plupart indexés également sur le prix du brut, n’y changeront rien.
Aussi compte tenu des volumes engagés, on comprend bien que le choix du fluide de traitement thermique est un investissement non négligeable pour des industriels de notre secteur et notamment des traiteurs à façon.
C’est pourquoi le critère qualité produit prend toute son importance ainsi que tous les facteurs influençant la durée de vie du produit de traitement thermique.
D’ailleurs aujourd’hui et ce, quelque soit le type de lubrifiant choisi, gaz, huile ou polymère, toutes les données en amont et en aval du process traitement thermique doivent êtres prises en compte dans la calcul de rentabilité. Notamment des économies non négligeables sont à faire dans le domaine des lessiviels. L’espacement des vidanges de bains de lessiviels et donc des coûts de destruction est primordial. C’est pourquoi pour obtenir des résultats intéressants, il est indispensable d’étudier le couple Huile de traitement thermique/lessiviel. Ceci ouvre de nouveaux sujets à explorer pour la commission que j’anime au sein de l’association A3TS.
Quant aux lubrifiants aqueux, peu d’évolution à noter dans le choix des polymères mais par contre, les nouvelles directives européennes concernant les produits biocides nous ont obligés à revoir, pour la plupart, nos formulations dans ce domaine.
Pour les fluides gazeux, il est difficile pour moi de développer du fait de ma méconnaissance sur ce sujet. Mais je compte bien y remédier puisque la commission fluide de trempe s’ouvre aux acteurs de ce marché qui est en pleine progression.
Pour conclure, j’aimerais vous rappeler que la commission fluide de trempe de l’A3TS a besoin des industriels du traitement thermique pour évoluer et vivre. Soyez acteurs et avec vous, nous ferons évoluer choses beaucoup plus vite qu’aujourd’hui.   

Odile Alleaume, en charge de la recherche, du développement et de l’assistance technique au sein de JP Industrie,
pilote de la Commission Fluide de trempe à l’A3TS.

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